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 YO.

Je commence sur une touche humoristique avec ce gif libidineux d’Edie Britt, bien qu’en réalité, ce que je m’apprête à gratter n’est pas franchement drôle… Rien de structuré au préalable, seulement quelques notes qui auront bientôt des lustres, en vue de cet article que j’ai déjà affublé de bien des noms avant de me décider. Aujourd’hui je vais parler de choses qui m’énervent, m’exècrent même parfois, auxquelles je pense hélas quotidiennement, mais aussi un peu de moi… Comme je l’ai rarement fait sur la toile, et d’ailleurs, le peu de fois où j’ai écrit sur mon compte, c’était pour mieux faire disparaître ce que j’avais semé… Bref. Cette fois c’est différent, c’est nécessaire je crois même. D’abord pour taper une belle et purgatrice gueulante, mais aussi, je l’espère pour aider ceux, qui, me lisant se sentiraient concernés, et que je pourrais ainsi aider. Ça fait des mois que j’ai cet article en tête et que je ressens la nécessité de mettre cette avalanche de pensées et de réflexions noir sur blanc. Les ébauches ont été multiples, mais là je déborde : il est temps que je crache le morceau.

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Comme mon titre l’annonce, je vais parler clichés. Ça peut paraître rébarbatif, oui. Mais comme je l’ai récemment entendu dans je ne sais plus quelle vidéo YouTube : « les clichés ont la peau dure, et il faut leur faire la peau ! ». Près de cinq ans après le coming-out, j’en ai appris des choses ! Et que mes croyances ont changé, qu’est-ce que j’ai pu les décortiquer ! Et quand je parle de « croyances », je ne parle en rien de religion. D’ailleurs, comme le dit notre bon vieux dictionnaire en ligne, L’internaute, le sens premier du terme est le suivant : « Action de croire, de se fier à quelque chose. »

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Au cours de cet article, je compte principalement revenir sur une croyance sociale et sociétale très, très répandue qui est la suivante : l’éternel amalgame entre féminité et homosexualité masculine ou en d’autres termes et dit de façon vulgairement caricaturale, l’idée qu’un homme, homosexuel, est une femme, dans un corps d’homme. Croyance, qui chez moi, a bien fait du chemin. Croyance, qui m’a suivi presque toute ma vie jusqu’ici. Et que le joug sociétal a très tôt pris soin – sans porter la moindre attention à mon bien-être – de me mettre dans le crâne, sans me demander mon avis, juste parce qu’ «il faut, je dois ». J’ai longtemps cru, comme énormément de gens, y compris des hommes homosexuels, que la féminité et l’homosexualité masculine étaient intimement liées. Aujourd’hui, ma position s’est fort écartée de ce constat arbitraire, puisqu’il semblerait que je sois, de plus en plus, entrain de l’abandonner. Hélas, le conditionnement quant à cette idée étant de taille, cette renonciation n’est pas tâche aisée. Et je me sens souvent seul contre le reste du monde, quand j’observe la quantité fulgurante de personnes qui y adhèrent.

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Quand j’étais en école d’arts, en deuxième année, nous avions eu comme projet d’illustrer un texte dont je suis incapable de me rappeler l’auteur – en revanche, il me semble qu’il s’intitulait Franklin (rien à voir avec la tortue qui lasse des chaussures qu’elle n’a pas). Dans mes souvenirs, il s’agit d’une courte histoire, un paragraphe parlant de « boîtes » pour désigner la pression titanesque des demandes arbitraires de la société. On y disait que ce formatage commençait dès l’enfance, et cette histoire m’avait grandement parlé ! C’est à partir de ce projet, si ma mémoire est bonne, que j’ai commencé à m’écarter de mon style graphique mimétique façon Disney pour exprimer ma non-approbation quant à ces éternelles « normes ». J’avais représenté des harpies, acolytes de la société, qui ressemblaient vaguement à des poupées telles celles du film d’animation Numéro 9, affublées d’une sauce Burton qui les rendaient effrayantes. On les voyait forcer un enfant à se conformer, et à rentrer dans une fameuse boîte, symbolisant ce conformisme – bien que ce dernier semblait le refusait. Bref… et j’avais eu droit à un B+ (si ma mémoire est bonne), là où les profs étaient parfois avares de bons résultats. Plusieurs années plus tard, cette fable me parle encore, et les dessins qui l’illustraient transpirent toujours le cri du droit à la différence ! 

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« J'ai-des-DROOOITS !!! »

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Lewis